Le PL s’offre une demi !

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25 mai : Le Paris Levallois s’invite aux demi-finales de PRO A en s’imposant à Cerdan lors du match 2 du quart de finale l’opposant à son voisin du 92 et vainqueur de la Coupe de France, Nanterre, sur le score de 77-71. Après avoir réussi l’exploit de l’emporter chez son adversaire deux jours plus tôt (88-85), l’équipe de Frédéric Fauthoux emporte la qualification en deux manches, pour s’offrir une demi-finale inespérée en début de saison. En effet, le club avait entamé cette exercice 2016-2017 avec un budget amputé de 800 000 euros, montant de la subvention de la Ville de Paris qui avait décidé de lâcher le PL en début de saison.
Le club présidé par Jean-Pierre Aubry, qui s’appellera Levallois Sporting Club Basket au 1er juillet, a d’ores et déjà réussi sa saison, et peut continuer de rêver, même si la demi-finale, au meilleur des cinq manches cette fois-ci contre l’Élan Chalonnais, s’annonce ardue. Mais éliminer Nanterre est déjà un véritable exploit, tout comme figurer dans le dernier carré…Il y a donc des raisons d’espérer.

Romuald Hambert

 

Alors que la saison régulière de PRO A est en passe de s’achever, les basketteurs du Paris Levallois ont déjà leur billet pour les playoffs. Une performance que les Franciliens n’ont plus réalisée depuis trois ans. Pour sa première saison complète à la tête de l’équipe, Frédéric Fauthoux a largement dépassé les objectifs fixés. Pour Info Levallois, il dresse un premier bilan de l’exercice en cours et évoque cette participation aux quarts de finale.

Propos recueillis par Maxime Douté

Photos : © Gwendoline Le Goff / Panoramic

Frédéric Fauthoux et l’assistant coach Sacha Giffa distillent leurs conseils.

Info Levallois : Frédéric, en début de saison, il était question de maintien, aujourd’hui, de playoffs. C’est un signe que la saison est déjà une réussite ?
Frédéric Fauthoux : C’est une réussite dans la mesure où nous avons atteint l’objectif initial et au delà, à savoir, gagner le plus de matchs possible et prendre du plaisir. Je crois que le plaisir transpire dans ce groupe, dans le staff, à tous les étages du club, et tout aussi important, chez les supporters du PL.
La performance est d’autant plus belle que le début de saison a été difficile…
Avec le recul, je pense que nos défaites du début de championnat contre Orléans, Le Mans ou Le Portel, étaient des étapes inévitables pour ce groupe. On pouvait penser que l’équipe n’était pas assez mûre. Mis à part nos leaders Ndoye, Campbell et Rich, aucun n’avait eu véritablement de responsabilités. Au fil des matchs, la confiance s’est installée.
La progression des jeunes joueurs, tels que Poirier, Labeyrie, Sané, Eliezer-Vanerot, Lesca ou Harris a été déterminante.
Une progression sportive, bien sûr, mais aussi dans leur professionnalisme. Nous avons réussi l’amalgame entre ces jeunes et nos trois leaders qui sont énormément respectés et qui ont fait office de guides et de stabilisateurs émotionnels.
Votre groupe a notamment infligé la seule défaite à l’épouvantail monégasque, chez lui, en principauté. L’ AS Monaco, qui, au passage, ne compte à ce jour que 3 défaites au total…
Oui, c’était une très belle performance (victoire 98-83). Mais, à ce moment là de la saison, ce qui nous caractérisait, c’était notre capacité à proposer le meilleur comme le pire, et ce jour-là, c’était le meilleur. Depuis, nous avons gagné en régularité. Ce match a permis de faire prendre conscience aux joueurs qu’on pouvait livrer de grosses prestations.
En playoffs, y a-t-il un adversaire que vous préférez affronter ?
J’aimerais surtout ne pas rencontrer Monaco, qui est monstrueux. Ce qu’on a fait sur un match en championnat serait dur à répéter sur deux ou trois matchs décisifs. Il ne faut donc pas terminer 8ème de la saison régulière, car le 8ème rencontre le 1er en playoffs et Monaco sera très certainement devant à l’issue du championnat. Concernant les autres équipes, elles sont toutes difficiles à jouer, mais nous le serons aussi pour elles.
Quel peut être alors l’objectif de ces playoffs ?
L’objectif, c’est bien sûr d’aller le plus loin possible. Si c’est juste pour y faire de la figuration, on se le dit et on arrête là ! Ces playoffs, que peu de joueurs ont vécus, sont aussi un travail sur l’avenir, de l’expérience à engranger. Je sais de quoi je vous parle, car je l’ai vécu toute ma carrière. J’espère aussi que nous aurons retenu quelque chose de la grosse claque prise, en février, lors de la Leaders Cup (ndlr : tournoi qui regroupe les 8 premiers de PRO A à l’issue des matchs aller).
“ La valeur de nos joueurs a augmenté”Photos : © Herve Bellenger / Panoramic
Être déjà en playoffs à quatre journées de la fin, ce n’était pas gagné avec le 14ème budget de PRO A ?
C’est peut-être la preuve que l’argent ne fait pas toujours tout. Après, je ne sais pas si on peut parler de surprise, compte tenu du jeu pratiqué. On a un super groupe qui fait une super saison. On ne peut pas être la surprise tous les ans, sinon ce n’est plus une surprise. Je ne regarde pas notre budget, mais la valeur de nos joueurs, ce qu’ils apportent et, aujourd’hui, leur valeur a grandement augmenté, et par la même occasion, le risque de les voir partir. Le plus dur, c’est toujours de confirmer les saisons suivantes !
Et la confirmation, ce sera avec vous ?
Oui, bien sûr, je suis sous contrat ! Je serai là l’année prochaine. Je me sens très bien à Levallois et dans ce club.

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A propos de l'auteur

La Rédaction d'Info Levallois exerce au sein de la Direction de la Communication de la Ville de Levallois. Toute l'équipe a un seul objectif, vous informer tout au long de l'année de l'actualité levalloisienne, et ce, dans tous les domaines.

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