Michel Drucker

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“Le jour où je ne ferai plus de télévision, je serai sur scène !”

Plus de deux heures seul en scène, c’est le défi que s’est lancé Michel Drucker. En toute
intimité avec le public de la Salle Ravel, il évoquera le 22 septembre ses 53 années de télévision émaillées d’anecdotes, avec quelques imitations en prime ! Entretien avec une figure tutélaire du petit écran.
Propos recueillis par Ingrid Roulot-Gamboa

Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de monter sur scène ?
Pour ne rien vous cacher, je ne sais pas du tout ce qui m’arrive, ce n’était pas prévu dans ma vie. Fabrice Luchini m’avait dit, “T’es complètement fou, à ton âge tu te prends pour Sarah Bernhardt. Tu vas te faire démolir par la presse !”
Nous étions au Théâtre des Mathurins où je venais de l’interviewer. La salle était encore vide. Je lui ai dit “Je peux t’expliquer, va te mettre au fond de la salle… Il m’a dit “T’es fou, t’as pas de décor, t’as pas de micro… et tu as dans la salle le juge le plus impitoyable, je vais pas te faire de cadeau !” Je lui ai répondu “C’est ce que je te demande. Si tu vois qu’au bout de 10 minutes c’est pas du tout ce qu’il faut que je fasse, tu me le dis, tu m’auras rendu un grand service”. J’ai commencé. 10 min, 30 min, 45 min… je m’arrête. “Pourquoi tu t’arrêtes ? Ton public commence à s’impatienter ! Pourquoi tu as attendu si longtemps ?…”
Je suis un tardif qui a commencé tôt, et chaque chose en son temps ! À force de fréquenter acteurs, humoristes, je ne pouvais pas terminer ma carrière sans savoir ce qu’ils ressentent…

Votre entourage connaissait-il votre
talent de conteur et d’imitateur ?
Là, je vous appelle d’Eygalières, dans les Alpilles où j’avais un voisin, Jean-Claude Brialy. Je m’arrêtais chez lui à vélo pour prendre le café. Autour de lui, une bande de copains, les people des Alpilles : Reno, Aznavour, Mouskouri, Adjani… et il disait toujours “Michel va nous raconter les coulisses de sa saison télé !” Je racontais tout ce que l’on ne voit pas. Ils finissaient par me demander pourquoi je ne faisais pas ça sur scène ? C’était il y a quinze ans…

Est-ce que la télévision vous fait
toujours rêver ?
Beaucoup moins qu’avant. Ça fait 53 ans que je fais ce métier… une vie. J’ai connu quinze directeurs généraux à la TV, trois générations de gens de télévision, j’en suis à mon huitième Président de la République !
J’ai un peu moins l’envie qu’avant peut-être parce que j’ai beaucoup de bonheur à être sur scène. Mais aussi parce que la télévision que j’ai aimée n’est plus tout à fait celle-là. Je ne parle pas comme un ancien combattant, ça me plaît toujours d’en faire. Mais je suis ravi d’avoir découvert la scène, le jour où je ne ferai plus de télévision, je serai sur scène !

Vous regardez encore la télévision ?

Les chaînes d’info continue, les documentaires, les Restos du Cœur… Je ne rate jamais Ruquier, il fait son émission sur mon plateau. Ça m’intéresse de voir comment se comportent les gens que j’ai reçus ou que je recevrai après lui. Je regarde les compétitions sportives parce que je suis fou de ça. Reporter sportif, c’est mon premier métier ! J’ai commenté cinq coupes du monde ! J’ai commencé stagiaire de Léon Zitrone, je le raconte sur scène. J’allais chez lui, rue Raspail, à Levallois, quand il y habitait à la fin de sa vie. En tant qu’amateur de compétitions sportives, je venais souvent voir des combats de boxe et des matchs de basket au Palais des sports ! Je connais bien Levallois…

Seul… avec vous de Michel Drucker
Vendredi 22 septembre à 20h30
Salle Ravel – 44 rue Gabriel-Péri
01 47 15 76 76
Tarifs : 30 € et 25 € (TR)

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A propos de l'auteur

La Rédaction d'Info Levallois exerce au sein de la Direction de la Communication de la Ville de Levallois. Toute l'équipe a un seul objectif, vous informer tout au long de l'année de l'actualité levalloisienne, et ce, dans tous les domaines.

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