Les statues

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Les statues du Parc de la Planchette

Avec les beaux jours, les Levalloisiens viennent se détendre dans cet écrin de verdure qu’est le Parc de la Planchette. Ce havre de paix est agrémenté de sculptures. Info Levallois s’est penché sur leur histoire.

Le 30 juin 1924, la Municipalité de Levallois de l’époque achète une partie des terrains de l’ancien domaine de la Planchette à la société civile immobilière éponyme, représentée par Richard-Bérenger, Conseiller général de l’Isère. Cette acquisition se conclut au prix de sept millions trois cent mille francs, payables en dix fractions égales pour une superficie de 49 932 mètres carrés. Le but premier de cette acquisition est d’offrir aux habitants, en centre-ville, un espace vert public, ce dont la ville est alors totalement dépourvue. Aussitôt dit aussitôt fait, le parc est immédiatement ouvert au public par la Municipalité.
LA PREMIÈRE, UNE BACCHANTE
Après l’acquisition des terrains, se pose la question de leur aménagement. La Municipalité, on décide alors d’y installer, pour l’agrément des promeneurs, des statues. Il se trouve que la Ville de Levallois dispose alors en prêt d’une œuvre du sculpteur Amélie Colombier, baptisée Bacchante. Cette statue en marbre blanc représente une figure féminine drapée en pied dansant d’une guirlande et piétinant une tête de lion. Dans la mythologie, les bacchantes sont les prêtresses ou femmes qui célébraient les mystères de Dionysos, dieu de la vigne, du vin et de ses excès. Cette sculpture avait été exposée au Salon des Beaux-Arts de Paris en 1906. Elle est installée dans le Parc de la Planchette le 14 novembre 1926.
LE CAPITAINE BRAÜN ET LE MARÉCHAL DES LOGIS MARTIN
Mais, les sculptures aujourd’hui présentes dans le Parc, sont toutes directement liées à l’histoire de la Ville et des Levalloisiens. Ainsi, celle dédiée au capitaine Braün et au maréchal des logis Martin, placée, depuis 1984, devant la façade arrière du Club de la Planchette (après avoir trôné place Chaptal durant de longues années) représente un coq en pied, chantant, avec les ailes déployées. Il est en bronze et a été réalisé en 1907, à la suite du lancement d’une souscription publique à laquelle participe la Ville.
La sculpture rend hommage au Capitaine Braun et au Maréchal des logis Martin, tous deux Levalloisiens et membres de la mission dirigée en 1899 par l’administrateur des colonies Bretonnet en Afrique.
Cette mission avait combattu les troupes du Sultan Noir Rabah, près du lac Tchad, le 17 juillet 1899, et la quasi-totalité des troupes françaises avait été anéantie.
MARYSE-HILSZ
La sculpture représente une aile d’oiseau, pointée droit vers l’azur des cieux. Elle repose sur un socle où est dessiné le profil de l’aviatrice Maryse-Hilsz, née et inhumée à Levallois.
Le socle porte l’inscription Maryse Hilsz, 1901-1946, aviatrice. Messagère dans le monde de la gloire des ailes françaises.
La sculpture est l’oeuvre du sculpteur Henri Lagriffoul, Premier grand prix de Rome en 1932. Elle a été inaugurée le dimanche 1er mars 1959 par le Maire de l’époque, Charles-Deutschmann, en présence de nombreuses personnalités comme le président de l’aéro-Club de France. Dès l’origine, il est prévu de la placer au centre du Parc de la Planchette.
LOUIS-ROUQUIER
Le buste de Louis-Rouquier honore la mémoire de cet ancien Maire de Levallois, de 1919 à 1939 et Conseiller général de 1925 à 1939, puis député de 1928 à 1932.
Louis-Rouquier décède au cours de son quatrième mandat, le 23 novembre 1939 et un mois après sa disparition, le Conseil municipal de l’époque décide de donner son nom à une rue, mais aussi au Parc de la Planchette, considéré comme l’une des plus belles réalisations urbaines de sa gestion. Le parc portera longtemps son nom, mais malgré cette délibération, les Levalloisiens continueront toujours à l’appeler Parc de la Planchette, ce qui redeviendra son nom officiel. Le buste de Louis-Rouquier, en bronze, est l’œuvre du sculpteur Perrotte et a été installé dans le Parc en 1954. Dans la nuit du 24 au 25 avril 1954, il est volé, mais sera heureusement retrouvé quelques jours plus tard, abandonné sur un trottoir de Levallois.
CÉCILE-VANNIER
Le 22 février 2009, un groupe de jeunes Levalloisiens est au Caire dans de cadre Centres de vacances organisés par la Ville. Le groupe est victime d’un ignoble attentat terroriste et frappé par une bombe. Tous les jeunes sont blessés, Cécile Vannier, 17 ans, décède tragiquement. En 2011, un buste à son effigie est inauguré dans le Parc et une cérémonie est organisée chaque année en présence de ses parents et de ses amis afin de lui rendre hommage.

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A propos de l'auteur

La Rédaction d'Info Levallois exerce au sein de la Direction de la Communication de la Ville de Levallois. Toute l'équipe a un seul objectif, vous informer tout au long de l'année de l'actualité levalloisienne, et ce, dans tous les domaines.

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