L’ÉGLISE SAINTE-BERNADETTE

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60 ans d’histoire

L’église Sainte-Bernadette célèbre ses 60 ans d’existence. Située rue Ernest-
Cognacq, c’est l’une des trois églises de la Paroisse catholique de Levallois qui compte également Saint-Justin et Sainte-Reine. Un peu d’histoire…

L’histoire de l’église Sainte-Bernadette est plutôt récente récente. En effet, elle a été construite en 1959 dans le cadre des chantiers du Cardinal Verdier, créés en 1931, afin de répondre à trois défis : les lois de séparation de l’Église et de l’État de 1905, la crise économique et sociale de 1929 et la croissance rapide de Paris et de sa région.
L’église Saint-Justin ne peut plus accueillir tous les fidèles de Levallois et de nouveaux lieux de culte sont indispensables. L’église Sainte-Reine est édifiée non loin de Clichy-la-Garenne. Il est donc nécessaire d’en créer une autre côté Neuilly.
La Paroisse de Levallois dispose alors de terrains à proximité de la place de la Libération et de Saint-Gobain. À cette époque, Saint-Gobain connaît un important développement, ses bureaux sont disséminés dans Paris et l’entreprise cherche à regrouper l’ensemble de ses implantations en un lieu unique. Le choix se porte sur des terrains situés de part et d’autre de la rue de Villiers. La Compagnie Saint-Gobain propose donc un échange de terrains avec la Paroisse et le financement de la construction de l’église au 3 rue Ernest-Cognacq.
Les plans de la future église sont dressés en 1958 par les architectes de Saint-Gobain, MM. Bonnin et Gardet. Leur choix se porte sur l’alliance du béton et du verre, la spécialité de Saint-Gobain.
La première pierre est posée le 25 janvier 1959 par Monseigneur Guilhem, archidiacre de Paris.
L’église est consacrée le 15 novembre 1959 à Sainte-Bernadette, en souvenir du premier centenaire des apparitions de Lourdes. Le Président directeur général de la Compagnie Saint-Gobain, le comte de Voguë, est présent à la cérémonie.

Une architecture originale
L’église, avec un plan longitudinal, est orientée au sud. Elle est composée d’un seul vaisseau et son chevet est plat.
La façade principale, quadrangulaire, est percée d’une porte à laquelle on accède par une volée de marches. La façade est wornée de vitraux et flanquée d’un pylône monumental en béton, en forme de croix, plus élevé que l’église, qui ne dispose pas de cloche.
L’édifice est couvert d’une toiture en terrasse. Le mur latéral sud est percé d’un vitrail sur toute sa longueur, œuvre de Max Ingrand, et d’une porte.
L’église comprend deux niveaux, la nef se situant au second. Actuellement, elle comprend deux autels.

Les vitraux de Max Ingrand
Ouverture de lumière divine dans l’église, le vitrail, outre sa fonction pédagogique mise en avant par le pape Grégoire le Grand au XIe siècle, s’inscrit dans le sacré de l’édifice.
Techniquement, c’est un ensemble de pièces de verres épaisses découpées en différentes formes et maintenues entre elles par un réseau de plombs appelé résille. Le vitrail de Sainte-Bernadette joue avec le soleil et la lumière sur toute sa longueur, comme pour évoquer une certaine progression spirituelle. Il transforme ce lieu de culte en véritable kaléidoscope. Il est ponctué d’oiseaux stylisés, de nuages et d’étoiles.
Aujourd’hui, cette église, souvent peu connue des Levalloisiens, est toujours très active. La messe y est célébrée deux fois par semaine, le mercredi à 12h15 et le dimanche à 10h30.

MAURICE ERNEST INGRAND, MAÎTRE VERRIER

Un grand maître verrier se reconnaît à l’effet de lumière qu’il sait créer…

Maurice Ernest Ingrand, dit Max Ingrand, naît le 8 décembre 1908. Après des études secondaires à Chartres, il fréquente, de 1925 à 1927, l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, et rencontre Paule Rouquié, qu’il épouse en 1931.
Jusqu’en 1939, le couple collabore à la décoration du paquebot Normandie et réalise ensemble la décoration et les vitraux monumentaux de l’église Sainte-Agnès de Maisons-Alfort, de style art Déco, classée depuis Monument Historique.
Leurs œuvres sont présentées dans le Pavillon de la Presse et le Pavillon Pontifical à l’Exposition des Arts et Techniques de 1937. Max Ingrand figure parmi les lauréats d’un projet de douze verrières pour Notre-Dame de Paris.
En 1938, le couple réalise une œuvre exceptionnelle à Bruxelles dans l’hôtel du baron Empain. Mobilisé en 1939 puis fait prisonnier et envoyé dans un oflag de Silésie, Max Ingrand révèle ses talents de peintre.
Dès 1945, il reprend son travail de maître-verrier. Après la guerre, des milliers de vitraux doivent être restaurés ou remplacés et son entreprise devient florissante. Il est également l’un des principaux collaborateurs des Monuments Historiques.
Il réalise entre autres, les fontaines lumineuses du Rond-Point des Champs-Elysées et la fontaine de la place Victor-Hugo.
En 1956, il entreprend une verrière de 1 046 mètres carrés pour habiller l’église d’Yvetot, ce qui lui ouvre de nombreuses portes Outre-Atlantique.
Il accumule les chantiers de décoration : hall d’entrée de la RTF, immeuble Peugeot, avenue de la Grande-Armée à Paris, piscine du paquebot France, fontaines des Champs-Élysées.
Son œuvre s’interrompt brutalement en août 1969, date à laquelle il décède à l’hôpital de Neuilly, à la suite d’une mauvaise grippe.

 

FÊTE DE SAINTEBERNADETTE

• Jeudi 31 janvier

20h30 : 65, rue Rivay : conférence 60 ans de Sainte-Bernadette
• Samedi 9 février
9h à 18h : vente de charité, comptoirs…
• Dimanche 10 février
10h30 : messe solennelle
11h45 : Apéritif
12h15 : Déjeuner (sur inscription, 18 €)
15h : Messe cinghalaise
17h : Buffet cinghalais
Sainte-Bernadette, 3 rue Ernest Cognacq

 

SAINTE-BERNADETTE SOUBIROUS

Née le 7 janvier 1844 au pied du château-fort de Lourdes, Bernadette Soubirous connaît une enfance malheureuse.
Pauvre parmi les pauvres, chétive et asthmatique à la suite d’une épidémie de choléra, elle est placée par ses parents en 1857 à Bartrès, petit village près de Lourdes. En janvier 1858, Bernadette est accueillie à l’hospice de Lourdes, dirigé par les sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion.
Du 11 février au 16 juillet 1858, la Vierge lui apparaîtra à dix-huit reprises. Le sommet de toutes ces apparitions sera le jeudi 25 mars 1858, fête de l’Annonciation, où la Vierge Marie se présentera à elle comme étant l’Immaculée Conception.
Après ces évènements, Bernadette doit se prêter à de nombreux interrogatoires, parfois pénibles, de la part des autorités ecclésiastiques et civiles. Chargée de transmettre le message de la Vierge et non de le faire croire, elle résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En 1860, elle est admise à Lourdes comme pensionnaire à l’hospice des Sœurs de la Charité où elle apprend à lire, à écrire et s’y montre simple, pleine d’entrain et de gaieté. En 1866, elle prend l’habit dans la congrégation des Sœurs de la Charité et reçoit le nom de Sœur Marie-Bernard. En octobre 1867, elle fait sa profession religieuse.
Le 16 avril 1879, après avoir été alitée durant de longs mois, elle meurt à 35 ans, en murmurant : “Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheresse”. Elle sera béatifiée le 14 juin 1925, puis canonisée le 8 décembre 1933.

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A propos de l'auteur

La Rédaction d'Info Levallois exerce au sein de la Direction de la Communication de la Ville de Levallois. Toute l'équipe a un seul objectif, vous informer tout au long de l'année de l'actualité levalloisienne, et ce, dans tous les domaines.

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