JEAN-LUC COATALEM, GRAND INVITÉ

0

“ Je vais rencontrer des lecteurs et c’est bénéfique ! ”

Grand invité du Salon du Roman Historique, l’auteur brestois Jean-Luc Coatalem, lauréat du Prix Giono et finaliste des Prix Goncourt et Renaudot 2019, avec son roman La Part du fils, brûle d’impatience de rencontrer et d’échanger avec les 140 auteurs invités de ce salon littéraire. Rencontre avec un fou de géographie et donc d’Histoire.

Propos recueillis par Ingrid Roulot-Gamboa

Info Levallois : Voyageur invétéré, rédacteur en chef adjoint du magazine Géo, avec vous le roman géographique devient aussi roman historique. Ces deux matières ne peuvent être qu’intimement liées ?
Jean-Luc Coatalem : Jusqu’ici, j’ai été plutôt un auteur de géographie, ce qui m’intéressait c’était le voyage, la découverte, à travers des pays mais aussi des gens. Avec La part du fils, c’est une bifurcation pour moi. C’est un livre dans la géographie qui s’inscrit aussi dans l’histoire. Celle fragmentaire, fracassée, de ce grand-père paternel que je n’ai pas connu, arrêté en 43 par la gestapo dans un village du Finistère et qui a disparu de la circulation.
Envoyé dans les camps nazis, il n’en est pas revenu. Il a aussi disparu de nos conversations puisque l’événement était tabou dans la famille. C’est une histoire qui m’a entraîné dans la géographie. Je me suis mis en quête de ce personnage, quasiment personnage de roman puisque je ne le connaissais pas. Il m’a emmené en Bretagne, dans le Nord de la France, en Allemagne, en Indochine, puisque c’était un ancien officier de l’armée française. Oui je suis un auteur de la géographie venu à l’Histoire mais je m’aperçois que comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans s’en apercevoir, je faisais de l’Histoire sans le vouloir. Mes personnages étaient évidemment liés à leur temps et confrontés à des faits historiques. Il n’y a pas de roman sans histoire, ni de vie sans Histoire. Nous sommes façonnés par l’Histoire, la littérature est aussi une mémoire historique.

Qu’est-ce qui provoque l’écriture ?
C’est une forme de maladie mentale (rires…). C’est en fouillant, en m’attachant à un personnage, en relevant l’interview de quelqu’un, en faisant un croquis… C’est là qu’une certaine fertilité s’enclenche. Dans la pure fiction je ne sais jamais où je vais. Tant mieux, sinon je n’irais pas ! Il faut que je me surprenne moimême dans l’écriture en fait c’est ça le moteur.

Qu’est-ce qu’un roman historique réussi ?
C’est un roman qui attraperait et ferait vivre des personnages. Il ne devrait pas y avoir de décalage entre décor et aventure individuelle. Un roman historique réussi, c’est la fusion des deux, c’est essentiel. La Débâcle de Zola décrit l’effondrement de la France impériale et arrive à mettre en place parfaitement les personnages. Il y a ce récit de guerre, que j’ai lu trois ou quatre fois, c’est La Peur de Gabriel Chevallier, pamphlet sur la guerre 14-18 avec ce sentiment général ressenti par les poilus, je le recommanderais sans hésiter !

Qu’est-ce que vous attendez de ce salon ?
J’attends de découvrir des auteurs, des livres, la rencontre finalement, qu’on me dope d’un texte, d’un univers d’une époque. Je vais être nourri ! Je vais rencontrer des lecteurs et c’est absolument bénéfique !

Partager.

A propos de l'auteur

La Rédaction d'Info Levallois exerce au sein de la Direction de la Communication de la Ville de Levallois. Toute l'équipe a un seul objectif, vous informer tout au long de l'année de l'actualité levalloisienne, et ce, dans tous les domaines.

Comments are closed.

http://www.thedreampainter.com hermes replica http://www.simondeli.com http://www.weeklyleak.com replica handbags hermes replica http://www.transglobalcm.com hermes replica https://www.9replicabag.com replica bags replica handbags http://www.fasc.net replica hermes hermes replica https://www.9replicabag.com replica bags replica handbags hermes replica replica hermes http://www.gretel-killeen.com yeti cups cheap yeti cups