GÉNÉRATIONS LEVALLOIS

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Aurélie et le Dakar à cheval…

La Levalloisienne Aurélie Gaffier, qui avait déjà participé au premier raid équestre d’endurance, dans le désert d’Oman en 2014, a renouvelé l’expérience cette fois-ci lors de l’épreuve Gallops of Morocco, dans le désert de Merzouga, au Maroc oriental. Avec son équipe, elle a terminé à la 6ème place de ce Dakar à cheval. Récit.

Habituée des raids depuis une dizaine d’années, cavalière déjà émérite, c’est en 2012 qu’Aurélie Gaffier est confrontée, sur un pur-sang arabe, à ses premières dunes de sable dans le désert du Wadi Rum, en Jordanie. Deux ans plus tard, son équipe termine 11ème aux Gallops of Oman, sur l’un des vingt-cinq pur-sang arabes confiés par la Cavalerie du Sultanat.
Cette année, son équipe mixte, les Tchapandaz, s’est classée 6ème à l’ensemble des épreuves des Gallops of Morocco, juste derrière la cavalerie royale du Sultan Qaboos Al Saïd. Il s’agissait d’épreuves en équipes de cinq cavaliers, qui font appel au courage et à la volonté d’entente des hommes et des femmes, tout comme à celle des étalons, qui leur sont inconnus quand ils leur sont confiés. Des chevaux, qu’ils doivent apprivoiser et gérer pendant huit jours et nuits de vie commune. Chaque cheval engagé doit être monté par le même cavalier pendant toute la durée des épreuves. Les départs d’étapes sont tirés au sort, échelonnés, comme les arrivées aux bivouacs. Un véritable challenge pour cent cavaliers chevronnés. Ces écuyers confirmés, provenant du monde entier, se mesurent sur 200 kilomètres parcourus en six étapes, dont certaines de nuit.

ANIMAUX FIERS ET SUSCEPTIBLES
Aurélie a donc été récompensée de longs mois de préparation, à Madrid, sur des chevaux andalous et anglo-arabe, sous l’oeil exigeant d’un entraîneur espagnol de renom. C’est un peu au feeling, mais surtout en connaisseur, que chaque concurrent a opté pour une monture parmi les chevaux proposés. Le premier jour, il a fallu faire connaissance avec les chevaux, éviter les ruades intempestives de ces animaux fiers et susceptibles, compagnons des nomades, qui ont démontré leurs aptitudes à la vie dans le désert.
Mon cheval, explique Aurelie Gaffier, était de taille moyenne, mais volontaire et un peu bagarreur. Il fut un coéquipier fidèle et impliqué jusqu’au bout des sabots !” Deux jours durant, les tempêtes de sable ont fouetté inlassablement bêtes et cavaliers qui ont dû s’adapter à ces conditions climatiques extrêmes en s’équipant de lunettes, turbans et vêtements recouvrant tout le corps. Dans ce contexte, l’attention devait être maximale pour ne surtout pas perdre de vue le coéquipier qui précédait et suivre le capitaine cramponné à sa            boussole ou tentant d’interpréter son GPS. Des haltes agréables étaient cependant offertes par les bédouins dans leurs tentes, autour d’un thé réconfortant. Heureusement, des équipes d’experts  en logistique et de la Gendarmerie marocaine, ont prêté main-forte sur le terrain et dans les airs pour retrouver les égarés après de longues heures. Pour Aurélie, cette expérience a été inoubliable. “Au même titre que pour l’industrie du luxe dans laquelle je m’investis pleinement depuis de nombreuses années, je place l’art équestre et l’équitation française dans les voies de prestige. Cette excellence dans ces divers domaines, où rien n’est usurpé, est pour moi sources de modèles, d’énergie et d’idéal.”

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A propos de l'auteur

La Rédaction d'Info Levallois exerce au sein de la Direction de la Communication de la Ville de Levallois. Toute l'équipe a un seul objectif, vous informer tout au long de l'année de l'actualité levalloisienne, et ce, dans tous les domaines.

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