EXPO THE ART OF ANIME

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L’histoire manga débarque à Levallois !

Goldorak, Candy, Albator, Tom Sawyer, Nicky Larson, Les Chevaliers du Zodiaque, Dragon Ball Z… sont de retour pour faire rêver petits et grands, spécialistes et néophytes, à la Galerie de L’Escale. Plus d’une centaine de dessins, peintures, celluloïds, bobines de films, originaux issus du fonds culturel The Art Of Anime, collection rare et historique du patrimoine contemporain, sont à découvrir du 18 janvier au 1er mars. Une exposition exceptionnelle à ne pas manquer, expliquée par Benoit Spacher, expert Manga à l’origine de cette collection.
Propos recueillis par Ingrid Roulot-Gamboa

Info Levallois : Quelle serait votre définition de manga ?
Benoit Spacher : En France, ce terme ne peut être catégorisé par une traduction littérale. Il englobe tant l’animation que la bande dessinée japonaises. Notre regard occidental est à contre-courant du Japon car nous avons eu à disposition, par la télévision d’abord, cette animation dans les années 60-70, via l’ORTF et Récré A2, puis les éditions papiers sont arrivées plus tard, dans les années 90.

IL : Comment avez-vous débuté cette incroyable

collection ?
B. S. : Par hasard, la chance sans doute. Je me suis retrouvé face à ces œuvres originales lors d’un concours lié à un jeu vidéo.
La magie a immédiatement opéré. Le Japon considérant que le média source à préserver est le papier et non l’animation, ces documents originaux restaient alors relégués au second plan dans des musées d’entreprises, selon les goûts et couleurs typiquement japonais. Ces choix artistiques n’étaient pas en phase avec le monde occidental. Quelqu’un devait faire ce travail de préservation et ne pas laisser ce patrimoine animé tomber dans l’oubli… Dix ans plus tard, ce sont 100 documents et objets qui voyagent dans le monde au gré d’expositions et de conférences avec The Art Of Anime, dans des lieux prestigieux, que ce soit à Monaco, à Abu Dhabi, à La Sorbonne ou à L’Escale.

IL : Avez-vous déjà rencontré les artistes mangakas
de vos œuvres ?
B. S. : J’essaye de garder une intégrité sur mon jugement des œuvres. J’entretiens donc des relations avec les auteurs, mais aussi une certaine distance. Je garde un souvenir attendri des mémorables moments avec Tetsuo Hara, Ken le Survivant et Buichi Terasawa, Cobra, qui ont été de grands moments d’échanges et d’interviews.

IL : Que verrons-nous lors de cette expo à Levallois ?
B. S. : La collection dans son ensemble, ainsi que des surprises car chaque exposition se doit d’être différente et de proposer de la nouveauté à ses visiteurs. Entre autres, pour la première fois au monde, la restauration 4K de la première bobine originale du réalisateur Hayao Miyazaki sera présentée au public !

IL : Quels sont pour vous les mangas les plus
innovants d’hier et d’aujourd’hui ?
B. S. : Mes aînés ont vibré avec Goldorak et Candy, ce sont Songoku, Seiyar et Nicky Larson qui ont façonné ma jeunesse.
Mes enfants ont grandi avec les Pokémon et aujourd’hui redécouvrent la licence intemporelle qu’est Dragon Ball. Trois noms d’auteurs restent intemporels, mondialement reconnus : Osamu Tezuka, le père fondateur du manga moderne, auteur de Astro le Petit Robot et du Roi Léo. Akira Toriyama et sa saga Dragon Ball, qui après 40 ans, arpente toujours le petit écran. Hayao Miyazaki, passé par les armes de la télévision avant de partir pour le cinéma…

Albator 78

IL : Quelles comparaisons pouvez-vous faire entre les studios français et japonais ?
B. S. : Dans les années 80, au sommet de l’âge d’or de l’animation japonaise sur les écrans nationaux, un studio japonais peut compter plusieurs centaines d’artistes quand un studio français n’en compte que quelques dizaines. Le Japon a eu cette capacité d’industrialiser les processus et de centraliser toute la demande de production de dessins animés mondiaux. En comparaison, la France s’appuyait alors sur quelques studios publicitaires.

IL : Quelles émergences se distinguent en la matière ?

B. S. : Le monde sera 3D, la chaîne de production de l’animation ne sait plus véritablement fabriquer de la 2D. De ce fait, c’est un patrimoine vivant en péril, toutes les pièces qui composent la collection sont en sursis. La France n’est pas en reste avec ses pôles d’expertise numérique. Nombre de pays anciens sous-traitants du Japon, tels que la Corée du Sud, pourraient capitaliser sur leur expertise passée. Le bus Tayo, Robocar Poli et Robot Trains en sont la parfaite démonstration… Mais là encore, si ces séries connaissent le succès, il convient que les studios prennent conscience de l’importance de ce patrimoine et ne reproduisent pas les erreurs du passé. En archivant les documents préparatoires de production pour que, dans quelques décennies, les générations de téléspectateurs puissent toujours avoir accès à cette connaissance, cette mémoire de leur enfance…

The Art of Anime
Du 18 janvier au 1er mars
Galerie de L’Escale
25 rue de la Gare
01 47 15 75 15
culture-ville-levallois.fr
Entrée libre

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A propos de l'auteur

La Rédaction d'Info Levallois exerce au sein de la Direction de la Communication de la Ville de Levallois. Toute l'équipe a un seul objectif, vous informer tout au long de l'année de l'actualité levalloisienne, et ce, dans tous les domaines.

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