Amélie Awong

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Le fabuleux destin d’Amélie Awong

À 22 ans, l’épéiste Amélie Awong entame sa deuxième saison au LSC Escrime. Championne du monde universitaire par équipe, elle a aussi conquis en 2015 le titre de championne de France pour sa première année en senior. Alors qu’une nouvelle saison débute, elle s’est livrée à coeur ouvert pour Info Levallois.

Par Maxime Douté

Amélie, ta première pensée le matin ?
J’ai faim ! (Rires)

Quelle heure est-il généralement ?
7h30. Ensuite, soit je rejoins Sciences Po où je suis un certificat préparatoire en vue d’intégrer le master de l’École de droit, soit je pars à l’INSEP pour m’entraîner.

Moment préféré de la journée ?
Le parcours de mon bus 95, le matin. Quand je passe devant le Louvre, je me dis que j’ai de la chance d’être dans une aussi belle ville.

Moment que tu détestes ?
Tous les réveils (rires). Même celui de la sieste quand il y en a une.

Qu’est-ce qui te rend de bonne humeur ?
Avoir ma maman au téléphone.

De mauvaise humeur ?
Quand elle ne répond pas. Je m’inquiète. J’ai toujours eu tendance à couver mes parents. Peut-être parce que j’ai été éloignée d’eux assez tôt. Maman est alsacienne, et papa camerounais. Je les remercie pour tout ce qu’ils ont fait. Car, si je suis née à Paris et que nous sommes partis vivre un temps en Guyane, ils m’ont laissée rejoindre la Guadeloupe, Bordeaux et de nouveau Paris pour l’escrime.

Ta principale qualité ?
Mon humour ! J’ai tendance à faire des blagues aux gens.

Ton plus grand défaut ?
Ça ne me vient pas (rires).

Le plus difficile à l’épée, c’est…
L’épée, c’est difficile tout court. Mais je dois apprendre à être plus patiente sur la piste. J’ai plutôt tendance à être une pile électrique.

La plus grande épéiste de tous les temps ?
La Roumaine Ana Maria Popescu. Elle est propre, rapide et précise. Désolée Lauren ! (Rires) [Lauren Rembi, amie d’Amélie et tireuse de l’équipe de France, 4ème au JO de Rio, NDLR.]

Ton meilleur et pire souvenir de compétitrice ?
Le meilleur, ma victoire aux championnats de France, en 2015, à Épinal. J’ai battu Maureen Nisima que j’adore et qui était à l’époque au LSC. Le pire, la Coupe du monde junior de Laupheim, en 2013. Je rentre sur la piste “sans cerveau” [sic], comme une furie. Je ne donnerai pas le score, mais je n’ai pas dépassé les trois touches.

L’événement médiatique qui t’a le plus marquée ?
L’élection d’Obama. Le symbole était beau.

Ton rêve ultime ?
Être championne olympique à Tokyo et partir ensuite à Harbin, en Chine, pour visiter la ville de glace.

Ton style de musique ?
J’écoute de tout. Mais je dis Kery James pour son message de tolérance.

Ton film culte ?
Orgueil et Préjugés. Mon côté “fleur bleue” peut-être (rires).

Lectures préférées ?
J’aime beaucoup les livres d’Éric-Emmanuel Schmitt.

Ton expression favorite ?
“I pa bon !” (Rires). C’est du créole. Ça veut dire “c’est mauvais !”. Je l’utilise à toutes les sauces.

Si tu avais un don ?
La téléportation. Je n’aime pas prendre l’avion. Pour les compétitions, ce n’est pas évident ; alors je prends des trucs pour dormir.

Plutôt bijou ou bisou ?
Aucun des deux. Les bijoux, ce sont toujours les mêmes. Et les bisous, pour l’instant, je n’en veux pas (rires).

L’objet que tu emmènerais sur une île déserte ?
Mon téléphone. Pour appeler maman !

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A propos de l'auteur

La Rédaction d'Info Levallois exerce au sein de la Direction de la Communication de la Ville de Levallois. Toute l'équipe a un seul objectif, vous informer tout au long de l'année de l'actualité levalloisienne, et ce, dans tous les domaines.

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