À coeur ouvert

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Le sceau des grands !

Lionel Pioline. Président du LSC Trampoline, multiple champion de France en individuel et en synchronisé, Lionel Pioline a également inscrit à son époustouflant palmarès trois titres de champion du monde et deux sacres européens. À l’heure où la trampoliniste levalloisienne Marine Jurbert a qualifié la France pour les JO de Rio, il s’est livré à coeur ouvert pour Info Levallois.
Par Maxime Douté

Lionel, ta première pensée le matin ?
Pour mes deux enfants : Nastia, 4 ans ; et Vadim, 7 ans.

Quelle heure est-il généralement ?
7 heures. Après avoir déposé mes enfants à l’école, je débute par un travail essentiellement administratif concernant ma fonction de président du LSC Trampoline et divers projets tels que la création de la première académie d’acrobatie en France. Je suis aujourd’hui concepteur acrobatique et monte des spectacles dans le cadre d’événements artistiques ou sportifs.

Ta principale qualité ?
L’empathie.

Ton plus grand défaut ?
L’impulsivité. Je m’énerve un peu facilement.

Le plus facile au Trampoline, c’est ?
De regarder (rires). Plus sérieusement, la prise d’élan avant de commencer les figures.

Le plus dur ?
La régularité dans la réalisation des mouvements d’un passage à l’autre.

Artiste ou athlète ?
Cela fait bien longtemps que je ne suis plus athlète. Donc artiste, dans la mesure où je conçois et crée pour d’autres.

Ta plus grande fierté de président du LSC Trampoline ?
Le ticket olympique offert par la Levalloisienne Marine Jurbert à la France. Cela fait trois olympiades que l’on attendait cela. La France du “trampo” sera à Rio et Marine en est la principale artisane. Malheureusement, le ticket n’est pas nominatif. J’espère que ce sera elle qui représentera notre pays. Je serais d’ailleurs surpris du contraire. (NDLR : À l’heure où nous écrivions ces lignes, nous attendions la sélection olympique.) D’un point de vue plus général, je suis fier de la dimension collective du LSC Trampoline, nommé meilleur club de France pour la cinquième année consécutive.
Le fruit d’un travail d’équipe exceptionnel.

Ton rêve ultime de président du LSC Trampoline ?
L’avènement d’une salle spécifique dédiée aux pratiques acrobatiques à Levallois.

Tes pire et meilleur souvenirs de compétiteur ?
Le pire, juste avant les finales du championnat d’Europe de Birmingham. Je tombe au sol à l’échauffement, ce qui me prive de compétition. Le meilleur, mon titre de champion du monde à Bercy, en 1986. Je termine ma dernière figure, je m’arrête net. Je sais que j’ai gagné.
Une sensation énorme !

À quoi ressemble le monde vu de là-haut ?
Je ne parlerai pas de vision d’un monde sinon d’un ressenti de l’élévation. Capter cet instant très furtif de suspension, juste avant de redescendre, c’est entrer dans une sorte d’extase.

Le plus important dans la vie, c’est la première impulsion pour prendre un bon départ ou de savoir rebondir en cas de chutes ?
Quand on n’a pas d’expérience, la première impulsion est toujours aléatoire. Donc, je dirais savoir rebondir, notamment grâce à l’expérience.

Tu as beaucoup chuté ?
Oui ! Pendant quelques années, j’étais le champion du monde des entraînements, mais en compétition, ça ne marchait pas.

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A propos de l'auteur

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