À coeur ouvert

0

La griffe de “Freddy” !

Depuis janvier dernier, Frédéric Fauthoux dit “Freddy”, a repris les rênes de l’équipe de basket et permis au PL de se maintenir dans l’élite. L’ancien meneur de Pau-Orthez, septuple champion de France et triple vainqueur de la Coupe de France, a aussi remporté une médaille de bronze à l’Euro 2005 avec les Bleus.
À l’aube de cette nouvelle saison, il s’est livré à coeur ouvert pour Info Levallois.

Par Maxime Douté

Frédéric, qu’est-ce qui vous caractérise le plus ?
La convivialité. Même dans le sport de haut niveau, s’il n’y pas d’humain, un projet n’est pas intéressant.

Le plus difficile en tant que coach de basket, c’est…
La gestion humaine. Nous vivons dans une société plus individualiste. Je n’ai connu qu’un seul club professionnel dans ma carrière (NDLR : Pau-Orthez). J’y ai joué plus de 15 ans. Aujourd’hui, c’est inimaginable. Ce n’est pas une critique, mais un constat.

Le plus facile…
De préparer un entraînement.

Le plus grand basketteur de tous les temps ?
À part moi ? (rires). Plus sérieusement, Jordan bien sûr.

Le meilleur en ce moment ?
Stephen Curry. Il fait des choses incroyables avec une morphologie normale. Tout le monde peut s’identifier à lui.

Ceux qui vous ont le plus marqué durant vos années de joueur ?
J’ai eu la chance de jouer dans une équipe qui gagnait très souvent. Ceux qui m’ont le plus impressionné étaient à mes côtés, à l’image de Mike Jones, Darren Daye et Antoine Rigaudeau.

Votre meilleur et pire souvenir de joueur ?
Le pire, la demi-finale de l’Euro 2005 avec Rigaudeau, Parker et Diaw. On perd au buzzer contre la Grèce, alors qu’on menait de huit points dans la dernière minute. Le meilleur, la finale du championnat de France contre l’ASVEL en 1996 ; en plus, je termine meilleur marqueur du 5ème match décisif.

Et en tant que coach du PL ?
Le pire, en janvier dernier. À Carpentier, face à Nancy, j’ai vu tout ce que je ne peux pas accepter dans un groupe : manque de solidarité, manque de respect entre eux… Le meilleur, notre victoire à Cerdan contre Limoges.

Victoire particulière ?
Oui, car je n’aime pas Limoges. Et c’est réciproque (rires). Ça date de mon époque de joueur à Pau-Orthez. C’étaient des derbies enflammés.

Entraîner le PL en 3 mots ?
Fierté, chance, opportunité.

Si vous n’aviez pas été entraîneur de haut niveau ?
J’aurais été entraîneur de bas niveau. Je suis un fondu de basket. Je regarde tous les matchs. J’ai déjà entraîné des jeunes et c’est quelque chose que je referai. D’ailleurs, cette saison, quatre joueurs de notre équipe parraineront des équipes de jeunes du PL Association.

Vous avez transmis votre passion à vos enfants ?
Ma fille Marine est à l’INSEP et a remporté le bronze à l’Euro des U16. Mon fils Baptiste, qui a 17 ans, est Cadet national à Pau. Mais, je ne leur mets pas du tout la pression.

Votre 5 majeur historique ?
Pour l’affectif, je dirai Freddy Hufnagel, qui était avec moi à Pau, et qui a joué à Levallois, et Boris Diaw, un très bon copain, que j’ai aussi connu à Pau. Ensuite, le Grec Nick Galis, Michael Jordan et le Lituanien Arvydas Sabonis.

Dernières paroles avant un match ?
“Gagnez. Faites-vous plaisir !” C’est indissociable !

Que faites-vous de vos temps morts ?
Je joue aux fléchettes. Je suis même inscrit dans un championnat (rires). Même si je ne m’en occupe pas directement, j’ai aussi créé les “Frédéric Fauthoux Basket Camps” où près de 1 200 enfants vont s’éclater chaque été.

Partager.

A propos de l'auteur

La Rédaction d'Info Levallois exerce au sein de la Direction de la Communication de la Ville de Levallois. Toute l'équipe a un seul objectif, vous informer tout au long de l'année de l'actualité levalloisienne, et ce, dans tous les domaines.

Comments are closed.